DE BAB LAMAR A BAB SEMMARINE PAR BAB MELLAH ET BAB MAGANA

Commençons notre promenade d’environ deux heures par le boulevard Moulay Youssef venant de la Municipalité en direction du Palais Royal .Devant nous, en bordure des jardins, Bab Lamar, belle porte aux faïences vertes dont le nom réel s’est perdu pour prendre presque son antonyme : «l’amour».Elle était reliée par des remparts au Borj Mahraz, resté à gauche dans l’enceinte du Palais. Nous sommes sur la place des Alaouites. Ă notre droite, un parking puis une petite porte, Bab Mellah .Nous avançons dans l’artère principale, rue des Mérinides (ex-derb Mellah), entre des ruelles comme derb Ben Azoulay, derb Qouas ou derb Diyèq…
Une des premières rue à notre droite conduite au cimentier juif, une merveille de propreté avec son petit musée, à visiter si possible. Nous vous proposons d’y aller par Nouaïl l’Kbar et derb Byron.

Continuons sur la rue des Mérinides, à la quatrième ruelle à droite, rue de Tamara, descendons vers la synagogue Aben-Danan .Ce lieu spirituel est à visiter absolument .Consacrée à la famille Danan, elle est en phase finale de restauration.
Au Mellah, il y avait deux autres synagogues, Fassiyines ou Em-Habbanim et Mansour.
Ă gauche, lieu inhabituel : un petit square!on descend pour déboucher sur le quartier Nouaïl, littéralement les huttes .Ce quartier aurait abrité les juifs chassés de l’Andalousie par la Reconquiesta chrétienne vers la fin du XVIe s.

Au bas de ce quartier, une porte a été percée dans les remparts .On peut voir à travers Louajriyine, l’ancienne usine de briques, au loin la colline de Dhar el-Mahrez et légèrement à gauche «Américain Fondouq», l’hôpital vétérinaire .Nous revenons pour montrer les marches vers le mausolée Sidi Bounafa’ : tout ce qu’il y a de plus musulman dans un quartier exclusivement juif !
Cohabitation parfaite ?
Dans le coin Sud-est, un Borj (tour) du nom de Sidi Bounafa’ domine les vergers qui s’étagent en contre bas jusqu’à Bab Jdid.

Les remparts continuent pour cerner Fès-Jdid autrefois percée par Bab jiaf (porte détruite à la fin de la première moitie du XXe s.).
Devant nous Bab Semmarine, nous n’allons pas y entrer ; nous prenons la rue Sekkakine, juste à notre gauche .C’est la rue des orfèvres. Elle serait même la première rue où les juifs, remontés de l’ancienne Médina, quartier de Sagha, se sont installés pour devenir les orfèvres du Palais. Elle est située entre Bab Semmarine et Bab Magana .Cette dernière est une porte coudée et l’horloge qui lui donne son nom est toujours là, mais ne fonctionne plus .Les juifs ne sont plus là cependant la rue abrite toujours les orfèvres.

Une exception, une femme juive, surnommée Miss Ferraille tient une quincaillerie.
Dès que nous quittons Bab Magana, nous laissons devant nous derb Melleh, la rue centrale que nous avons prise au début de la promenade, et nous prenons à droite derb el-Fouqi.Cette rue étroite commence par une petite fontaine et aligne sur toute sa longueur ce qui reste de la belle architecture des maisons juives.
Nous trouverons toujours parmi les nouveaux occupants celui qui acceptera de nous faire visiter sa maison .Longeons derb el-Fouqi et avant de remonter à droite les quelques marches pour prendre boulevard Boukhsissat, allons voir la maison ou a trouvé refuge Charles de Foucault.

Nous prenons Boukhsisset à droite pour admirer, des deux cotes, les rangées de balcons.
Poursuivons donc sur le trottoir étroit ce véritable marché de gros, jusqu’à Bab Semmarine que nous avons croisé tout à l’heure .Notre promenade est terminée et celle de Fès-Jdid débute à cet endroit .

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